Hydro Québec : la privatisation à la pièce sous les libéraux

Des milliards de pertes, en attendant la privatisation complète

Durant ses 9 années passées au pouvoir, les libéraux ont entrepris de privatiser Hydro Québec à la pièce. N'eut été de longues et dures batailles menées par des groupes de citoyens qui se sont portés à la défense du bien publique, la majorité des profits du vaisseau amiral de notre économie, prendrait le chemin de l'étranger. Un plan signé Jean Charest.

Sceptique ?

La privatisation à la pièce d'Hydro Québec :

La filière pétrole et gaz d'Hydro Québec a été démantelé : Les droits d'exploration pétrolier et gazier appartenant à HQ (un bien publique) ont été bradé au privé pour des broutilles, aux prétextes qu'il n'y avait pas d'indice de présence de pétrole (Anticosti). Ce qui était faux. Démonstration : (bas de page, références : 1, 2, 3, 4, 5).

La filière éolienne : Ce n'est pas cette filière qui plombe les profits d'HQ mais bien les contrats d'achat d'électricité au privé à des prix prohibitifs (13 cents le KWH) « décidé par le gouvernement Charest ». Même stratagème d'achat pour les petits barrages.

Les centrales au gaz qui ont failli plomber définitivement Hydro Québec, n'eut été de l'opposition citoyenne.

Le gouvernement Charest avait pour projet la mise en place d'une douzaine de centrales au gaz. L'opposition de groupe de citoyens au projet de la centrale au gaz du Suroit a fait dérailler la majorité de ces projets, sauf un : la centrale au gaz de Bécancour, qui appartient à Trans Canada Energy (TCE).

Moins de 15 mois après l'ouverture, la centrale Bécancour était fermée. Depuis Hydro Québec paie pour ne pas qu'elle produise :

« À elle seule, la suspension des livraisons de Trans-Canada Energy au cours des 5 dernières années a déjà entraîné des coûts de près de 1 milliard $ que les clients québécois de HQ ont épongés à même leur facture d’électricité », explique M. Blain. « Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg », prévient-il. [voir]

Au moment ou le gouvernement Charest à décidé de privatiser la centrale de Bécancour, Hydro-Québec était propriétaire de la central au mazout TAG qui aurait pu être convertie au gaz, au coût de 120 millions à l’époque, selon une étude.

De sources fiables, nous pouvons affirmer que cette étude a fait l'objet de manœuvres par certaines personnes dans le but de la récupérer et la faire disparaître, le tout accompagné de menaces de pertes d'emplois à ceux ayant participés à sa réalisation s'ils divulguaient des informations à ce sujet. Une copie a échappé à la rafle, elle est entre les mains d'un média.

Pour la seule centrale au gaz de Bécancour, au total, à la fin du contrat à long terme, le Québec enverra 3 milliards $ à TCE de Calgary. Imaginez maintenant si Hydro Québec en avait une douzaine sur sur les bras, comme voulait nous l'imposer le gouvernement Charest.

Hydro Québec a échappé à cette fatalité de voir son bilan plombé par les libéraux, grâce à la vigilance de groupes de citoyens. Une perspective pas assez grave pour que les médias en parlent.

À cette politique désastreuse de la privatisation à la pièce, qui a failli plomber définitivement Hydro-Québec, un situation qui aurait justifiée sa privatisation complète, il faut ajouter que la gestion de ce plus gros donneur d'ordres au Québec (4 milliards par année), était sous la gouverne du «Gouvernement le plus corrompu de l'histoire récente» selon l'ex-ministre libéral, Marc Bellemare (Sherbrooke, 2012).

Voici comment les libéraux ont pris le contrôle d'Hydro Québec :

Hydro-Québec: jusqu’à 18 des 21 personnes nommées au conseil d’administration par le gouvernement Charest ont cotisé à la caisse du PLQ depuis 2000, soit 85%.

« Les personnes sont d’abord nommées pour leur compétence, a dit Hugo D’Amours, l’attaché de presse de Jean Charest (…). Enfin, il est normal que le gouvernement nomme des personnes qui partagent sa vision des choses et ses objectifs. »

Jacques Bourgault, professeur à l’UQAM et spécialiste reconnu en matière de système de haute fonction publique et de dirigeants des sociétés d’État, (…) ensuite, ces «bonnes» personnes ne font pas obstacle aux décisions, aux projets et aux politiques du gouvernement. Elles peuvent aussi faciliter le choix des « bons sous-traitants » et l’embauche de « bons employés». » [voir]

Cette prise de contrôle d'Hydro Québec par libéraux (et leurs réseaux), la magouille à grande échelle que cela a entraîné, a pour conséquence, la hausse actuelle des tarifs de l’électricité :

UN : « Les erreurs d’évaluation des besoins énergétiques du Québec coûteront cher aux contribuables. Selon l’Union des consommateurs, Hydro-Québec achètera près de 4,5 milliards $ d’énergie en cours des 10 prochaines années alors même que la société d’État est en surproduction et exporte à perte aux États-Unis. » [voir]

DEUX : «Cette année seulement, Hydro-Québec Distribution prévoit dépenser tout près de 500 millions $ pour acheter de l'électricité à des producteurs privés à plus de 10 ¢ le kilowattheure.» (...) Résultat : la hausse tarifaire demandée par Hydro-Québec à ses clients pourrait être très salée, soit environ 5 % par année pour récupérer les 500 millions $ de pertes annuelles en achats inutiles d'électricité. [voir]

Conclusion

De retour au pouvoir, les libéraux vont finir la job de saigner à blanc Hydro Québec (le Plan Nord aidant). Jusqu'au point où la privatisation complète apparaîtra comme la seule issue possible.


Anticosti, le PLQ savait avant de brader les droits :

(1) [voir]

(2) [voir]

(3) [voir]

(4) [voir]

(5) [voir]



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